Netbiome Frag&Binv
Publication d'un article dans Ecology and Evolution

Publié par Stéphane Garnier - 20-08-2016

Les oiseaux des populations invasives ont moins de parasites et une réaction immunitaire inflammatoire plus faible que ceux des populations natives.

Une approche biogéographique consistant à comparer des populations de Merle à lunettes (une espèce néotropicale originaire d'Amérique du Sud et ayant récemment colonisé les Petites Antilles) entre l'aire native de cette espèce et l'aire géographique récemment colonisée a fourni des résultats soutenant deux hypothèses couramment avancées pour expliquer le succès des invasions biologiques : l'hypothèse de la perte des ennemis naturels ("Enemy Release Hypothesis") et l'hypothèse d'une allocation différentielle dans les composantes du système immunitaire. D'une part les populations de l'aire géographique récemment colonisée ont une prévalence en parasites sanguins réduite par rapport à celles de l'aire native. Par ailleurs, la réponse inflammatoire (qui est la composante la plus couteuse de la réponse immunitaire) des oiseaux du front de colonisation est plus faible que celle de leurs congénères de l'aire native. Ces résultats viennent d'être publiés dans la revue Ecology and Evolution (voir la section Projet/Résultats).

Référence de l'article : Bailly J, Garnier S, Khimoun A, Arnoux E, Eraud C, Goret J-Y, Luglia T, Gaucher P, Faivre B (2016) Reduced inflammation in expanding populations of a neotropical bird species. Ecology and Evolution sous presse.